J’ai placé dans ma poche quelques poignées de sable
Et un peu de cette brume qui camouflait la nuit
Mes doigts encore humides de leurs caresses aux algues
Et mon corps aride

A nouveau passer la dune à nouveau
Traverser les silences
Et derrière les touffes sèches
Dont le vent plein d’écume
Et les phares d’une voiture
Faisaient danser les ombres
L’odeur du réservoir
Et mes pieds sur l’asphalte.

Là-bas dans l’ombre rose
Qui tâchait l’horizon
Dormait la multitude
Mes Frères, Sœurs et Amours
Dont je ne savais que faire.

Entouré d’habitudes
Je m’assis sur la route
Dont j’aimais effleurer la rugosité.

Cette route.

D’un soulèvement soudain je me voyais parti
Parcourir toute la nuit ce vaste réseau d’étoiles
D’Oléron jusqu’à Sakhaline
Pour m’arrêter au matin
A l’aube d’une autre ville
D’une autre mer
D’un autre ciel
D’un autre vent

Devant d’autres assoiffé.es d’ailleurs


Année de création : 2023
Instruments : Guitare