Bonjour l’équipe du FCC de Pornic !
Je suis très heureux de vous présenter ici les différents documents numériques demandés pour vous proposer ma candidature à votre joli Festival de la Chanson de Café !
Court texte de présentation
– Photos, libres de droits (mais c’est chouette si on mentionne les photographes) – cliquez sur les images pour les agrandir
– 3 morceaux à l’écoute et bien d’autres en suivant ce lien !
– Textes des 3 chansons proposées en cliquant sur “paroles” et une bonne partie des textes de mon répertoire personnel également en lecture ici
– Liens de téléchargement des musiques et des paroles
Bulletin de participation
Fiche technique


OS – OLIVIER Sébastien, sculpte les sons et les mots.

Ses instruments sont fabriqués de ses mains, avec audace et minutie – comme ses textes.

Tantôt ils se révoltent, philosophent, rient, et s’émerveillent.

De cette voix qui s’affranchit des profondeurs pour s’élever, toujours plus si possible.
Avec douceur… ou sauvagerie.

Comme un feu d’artifice sur un lac gelé, sa musique atypique aime surtout s’échapper des cadres, et elle déborde souvent vers un rock progressif francophone intime et facétieux.

Os troubles

paroles
Dans mon jardin
J’ai découvert
Un tout petit village
Hameau de peu de gens
A peine quelques familles
Qui m’ont toutes vu grandir

Ses maisons sont en ruine
Seuls quelques pans de murs
Parsemés ci et là
Me rappellent les rues
Me rappellent les gens

C’est en plongeant sous l’eau
Au profond de mon lac
Au sein de ses eaux troubles
Que je l’ai découvert

La vase et les poissons
En ont pris possession
Et les noms sur les portes
Se sont tous effacés

Aujourd’hui c’est l’hiver
Un miroir de silence
Recouvre mon village
Autant tout oublier
Car rien n’est plus certain
Qu’un silence de neige
Recouvrira nos peurs
Nos amours et nos peines

Autant tout oublier
Car rien n’est plus certain
Qu’un silence de neige
Recouvrira nos peurs
Nos amours et nos peines
Nos hontes nos souvenirs
Les corps de nos parents
Et ceux de nos enfants
Nos frères et nos sœurs
Comme ce lac gelé
Dans mes os troubles


Corps à corps

paroles
Nos corps à corps
Appris par cœur
Sont mon décor
Encore

Toujours trop court
Le beau moqueur
Les jours d’accord
En chœur

Sans ton secours
D’amères liqueurs
Parcourent mon corps
Chaque heure

A court de cœur
L’amour n’accoure
Jamais vainqueur
D’accord

Dans ma rancœur
Ma dame de cœur
Refaire ta cour
M’écœure

Mais

Nos corps à corps
Appris par cœur
Sont mon décor
Encore


La colère

paroles

Vois-tu moi bien souvent moi je la boucle.
Mais, je voudrais tout dire
Et je voudrais tout faire
A quel ordre devrais-je obéir ?
Faut-il hurler, chanter, gémir
Lever le poing à l’univers
Et surtout vers qui,
Diriger ma colère ?

Et quand je crois être sincère
Dans ces rues sombres où rien n’est clair
Pas l’ombre d’un petit lampadaire
Ni dieu le père ni la mère
Ni personne dans les ministères
Ne sait résoudre les mystères
Ne sait répondre à mes prières
Vers où, vers qui
Vers où, vers qui
Diriger ma colère?

Et je suis seul,
Mais au fond de moi
Il y a quelque chose qui fait

Lalala…

Je n’ai rien vu de la planète
Je ne sais rien de l’univers
Mon histoire je ne la connais guère
Et mes idées sont obsolètes

Je répète ?

Et chaque fois que j’imagine
Et chaque fois que j’examine
Les questions de mes origines
Oui chaque fois je déracine
Le tranchant de la guillotine

Ah ! Clac !

Je regarde d’un œil distrait
L’horreur de l’actualité
Je me demande entre deux bières
Est-ce que je serais parti en guerre ?
Faut-il se battre, fuir ou mourir
Faut-il se taire et se complaire ?
Mais surtout
Vers où, vers qui
Vers qui, vers où
Diriger sa colère ?

Et au fond de moi ça grandit,
Et je sens que je ne suis plus seul à faire

Lalala…

Que mes actes sont imparfaits
Que mes désirs sont déplacés
Que mes mots sont banalité
Que pauvres sont mes opinions
Mon ignorance est soumission

Vers où, vers qui ?

Quand, est-ce que je saurais la politique ?
Quand, est-ce que je saurais toutes les guerres ?
Quand, est-ce que j’aurais fait le diagnostic
Quand ? Des idées révolutionnaires ?

Alors, je lancerai un cri

Et au fond de moi, je le sais
Qu’on est dizaines, des centaines,
Des milliers, des millions, des milliards
Á faire

Lalala…